COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale aide la République du Congo à mettre en place un système national de filets de protection sociale au profit des ménages les plus pauvres

29 janvier 2014


WASHINGTON 29 Janvier 2014 - Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé un financement pour aider la République du Congo à construire les bases d'un système national de filets de protection sociale nationale et à piloter un programme de transferts de fonds pour améliorer l'accès aux services de santé et d'éducation des ménages les plus pauvres dans les zones ciblées. Le transfert pilote en espèces bénéficiera à 5 000 ménages pauvres et environ 1000 personnes âgées démunies.

Le projet de filets de protection sociale Lisungi, ajoutera un crédit IDA de 2 millions de dollars au projet dans lequel le gouvernement contribue 15 millions de dollars. Les fonds de l'IDA seront utilisés pour mettre en place un registre des bénéficiaires potentiels ciblés et un système d'information de gestion, ainsi qu' à transférer régulièrement des transferts en espèces aux ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté alimentaire à Brazzaville, Pointe-Noire, et dans la Cuvette au cours de la première phase du plan à long terme du gouvernement pour réduire la pauvreté.

Selon Sylvie Dossou, Représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, « Le projet Lisungi va permettre à des milliers de femmes, d’enfants et de personnes âgées, parmi les plus défavorisés, à accéder à un transfert minimum qui permettra d’assurer les besoins de base les plus urgents, notamment la santé et l’éducation. C’est également une seconde chance qui leur est offerte de sortir de la pauvreté et surtout de briser le cycle de transmission intergénérationnelle de la pauvreté ».

Les ménages bénéficiaires avec de jeunes enfants recevront de l'argent à condition que leurs enfants aillent à l'école et bénéficient de contrôles sanitaires réguliers. Cette disposition permettra de s'assurer que les ménages maintiennent la scolarisation et les soins de santé pour les enfants pendant les périodes difficiles, en leur donnant ainsi de meilleures chances de sortir de la pauvreté à l'âge adulte.

Le projet devrait permettre d'ouvrir la voie à de meilleurs indicateurs de développement humain au niveau national. Malgré un revenu national relativement élevé, plus d'un tiers de la population n'a pas achevé leurs études primaires. Beaucoup d'enfants issus de ménages pauvres abandonnent l'école parce que leurs familles ne peuvent pas payer le transport, les uniformes et les manuels scolaires.

Sur le plan de la santé, le projet aidera les familles les plus pauvres à accéder à d'importants services tels que la vaccination et la surveillance régulière de la croissance. Dans les zones urbaines, seulement la moitié de l'ensemble des enfants âgés de moins de deux ans ont reçu tous les vaccins nécessaires, et le taux est encore plus faible dans les zones rurales (40%).

« Alors que le transfert de fonds pilote sera déployé dans trois ministères seulement au cours de la première phase, l'intention du gouvernement est de l'intensifier par la suite afin de couvrir 25 % de la population», a déclaré Philippe Leite, chargé du projet à la Banque. « À long terme, un tel programme serait, à l'échelle nationale, à la fois abordable et durable en République du Congo, et pourrait faire baisser les taux de pauvreté de 20 à 40% ».

Des programmes similaires ont contribué à réduire la pauvreté au Brésil et au Mexique, et sont en train d'être établis ou consolidés dans plusieurs pays d'Afrique sub-saharienne. En 2013, la Tanzanie a annoncé la mise à l'échelle de son programme de transfert d'argent sous condition, avec le soutien de la Banque mondiale et d'autres partenaires.

Contacts médias
À Washington
Kavita Watsa
Téléphone : 202) 458-8810
kwatsa@worldbank.org
À Republic of Congo
Clementine Maoungou
Téléphone : +242-22-81-4638
cmaoungou@worldbank.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2014/311/AFR

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