Comores - Vue d'ensemble

  • Contexte politique

    Absent de la scène politique depuis dix ans, Azali Assoumani a remporté les dernières élections présidentielles en 2016. Dans un climat politique stable, le gouvernement a introduit une série de réformes budgétaires et structurelles austères dont la mise en œuvre se réalise progressivement.

    Situation économique

    La situation économique des Comores s’est légèrement redressée au deuxième semestre 2016. Le nouveau gouvernement entend stimuler la croissance en élargissant la couverture du réseau d’électricité et en relançant les investissements publics. La croissance du PIB devrait atteindre 2,2 % en 2016. Soit  un taux légèrement supérieur au 1 % de 2015.

    Le gouvernement a entrepris d’élargir sa marge de manœuvre budgétaire en augmentant les recettes fiscales et en maîtrisant les dépenses publiques. Les finances publiques demeurent toutefois fragiles et leur redressement dépendra de l’avancement des réformes entreprises au deuxième semestre 2016.

    En outre, la déficience des infrastructures et l’état du climat des affaires, entravent l’activité économique. Classé 153e sur 190 pays dans le dernier rapport Doing Business de la Banque Mondiale, le pays a perdu une place.

    Étant donné le rôle important de l’agriculture dans l’économie comorienne, les mesures visant à stimuler les activités agricoles et le développement rural sont particulièrement importantes pour améliorer les conditions de vie des plus pauvres dont la majorité vit en milieu rural.  

    Contexte social

    Les Comores sont densément peuplées avec environ 390 habitants au km² et plus de la moitié de la population (53 %) a moins de 20 ans.

    Selon la dernière enquête sur les ménages réalisée en 2014, près de 18 % de la population vit en dessous du seuil international de pauvreté fixé à 1,9 dollar par habitant et par jour (exprimé en parité de pouvoir d'achat pour l’année 2011). L'incidence de la pauvreté qui varie considérablement d’une île à l’autre, semble plus forte dans les zones rurales et sur l’île de Mwali. Les inégalités sont importantes, avec un indice de Gini de 44,9.

    Enjeux de développement

    Les Comores qui se situaient au 159e rang (sur 188) du classement de l’indice de développement humain de l’ONU en 2015 doivent surtout lutter contre la faim et la malnutrition.

    En 2012, près de 32% des enfants de moins de 5 ans, surtout en milieu rural, souffraient de malnutrition chronique et accusaient un retard de croissance.

    La mortalité infantile est relativement élevée : en 2012, elle était de 36 pour 1 000 naissances (chez les enfants de moins de 1 an) et de 15 pour 1 000 (chez les enfants de moins de 5 ans).

    Le taux de mortalité maternelle est de 172 décès pour 100 000 naissances.

    Dernière mise à jour: 27 févr. 2017

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale aux Comores

    Les Comores ont adopté en mai 2014 leur nouvelle stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté (SCA2D) pour la période 2015-2019. Le SCA2D repose sur une démarche participative et fournit une stratégie de développement à moyen terme. Il pose aussi les jalons d’un programme à long terme pour réaliser l’ambition du gouvernement qui souhaite « faire des Comores, un pays émergent à l'horizon 2040, respectueux des droits de l'homme, promouvant l'égalité et l'État de droit ». Pour ce faire, ses principaux objectifs sont de :

    • renforcer l’économie pour favoriser une croissance élevée, viable, équitable, durable et inclusive;
    • améliorer la qualité de vie de la population et assurer l'équité dans l'accès aux services sociaux de base;
    • promouvoir le patrimoine naturel, culturel et une bonne gestion des ressources naturelles;
    • promouvoir la bonne gouvernance et renforcer la résilience pour faire face à la fragilité politique.

    En 2014, le Groupe de la Banque mondiale a adopté une nouvelle stratégie de partenariat pays (CPS) pour les Comores. Ce programme repose sur deux priorités : (i) renforcer la capacité du secteur public ; et (ii) favoriser une croissance partagée et augmenter le taux d’activité.

    Cette stratégie est alignée sur la SCA2D et prévoit un financement total de 60 millions de dollars octroyé par l'IDA et échelonné sur la période du CPS (ressources régionales de l'IDA comprises) entre 2014 et 2017.

    La Banque mondiale et les Comores ont développé plusieurs projets visant à débloquer les principaux obstacles à l'activité économique. La Banque s’est engagée en septembre 2013 à subventionner le redressement du secteur de l'électricité (RES – 5 millions de dollars) et le projet d'infrastructure régionale de communication (RCIP4 – 22 millions de dollars). Dans le secteur de la pêche, la Banque mondiale a signé un accord de don le 9 mai 2012, pour la cogestion des ressources côtières et des moyens de subsistance durables (CoreCSuD – 2,7 millions de dollars). Elle financera également le projet de gestion durable des ressources halieutiques dans l’océan indien du Sud-Ouest (SWIO Fish) à hauteur de 9,5 millions de dollars. Ainsi que le projet de filets de protection sociale (de 6 millions de dollars approuvé en mars 2015) afin d’augmenter les revenus des communautés les plus pauvres dans les trois îles.

    Le Programme d’appui aux réformes et à la gouvernance d’un montant de 3 millions de dollars par an a été approuvé en mai 2014 et juin 2015 pour renforcer les capacités du secteur public. Ce programme est destiné à renforcer la gestion économique de l’archipel, à promouvoir la transparence et à améliorer la performance des secteurs de l’électricité et des TIC (technologies de l’information et de la communication).

    Le partenariat entre la Banque mondiale et les Comores comprend également un programme important d’assistance technique qui a permis de produire de nombreuses notes d’orientation politique en 2014. Notamment une revue des dépenses publiques et l’étude d’un modèle de subvention du secteur de l’électricité ainsi qu’une revue des exonérations fiscales et douanières.

    Dernière mise à jour: 27 févr. 2017

  • La Banque mondiale a contribué aux réformes récentes de la gestion des finances publiques et au renforcement des services de l’État à travers son assistance technique au Projet d’appui à la gouvernance économique. Cela a permis de finaliser le recensement des fonctionnaires et le paiement des salaires est désormais effectué par un système centralisé. Le Trésor public a été réorganisé et vient de se doter d’un nouveau système de gestion de l’information.

    La Banque mondiale poursuit son action en faveur des collectivités locales afin de réduire la pauvreté en milieu rural par le biais du programme « argent contre travail » et d’autres projets de développement local. Cette aide a permis de financer nombre d’initiatives auprès des populations défavorisées et des groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes. Elle a également développé l’accès à l’éducation de base et donné la possibilité aux habitants des Comores de s’impliquer dans le processus de développement local. La Banque continue de soutenir la mise en œuvre du plan de relance de la compagnie nationale d’eau et d’électricité (MAMWE). Elle soutient également la création d’une deuxième licence pour lancer un nouvel opérateur de télécommunications offrant des services complets via les projets régionaux de développement des infrastructures de télécommunications PRSE et RCIP4.

    Le secteur de l’éducation s’est amélioré. En 2014, 39 % des adultes avaient atteint un niveau d’enseignement secondaire ou supérieur contre 9% en 2004 (dont 34% des femmes et 41% des hommes).

    Et 76 % des jeunes de cinq à quinze ans étaient scolarisés en 2014 contre 67% en 2004.

    Dernière mise à jour: 27 févr. 2017

  • Une bonne coordination des bailleurs de fonds est essentielle pour optimiser l’action du gouvernement et maximiser les résultats de développement dans un pays aux capacités très limitées. La Banque travaille en étroite collaboration avec l’Union européenne (UE), la France, le Fonds monétaire international (FMI), les différentes agences de l’ONU ainsi que la Banque africaine de développement (BAD) pour harmoniser les efforts des bailleurs et améliorer les résultats. L’approbation d’une mission Article IV par le Conseil d’Administration du FMI le 7 décembre 2016 est cruciale pour l’intervention des uns et des autres aux Comores.

    Dernière mise à jour: 27 févr. 2017

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FINANCEMENTS

Comores: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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ACTIONS

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Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

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11 avr. 2016

Banque mondiale Live

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Doing Business aux Comores (a)

Quel est le climat des affaires aux Comores ? Le rapport Doing Business mesure la réglementation des affaires dans les pays.

Autres ressources:

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